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Le substitut nicotinique : les fausses croyances

Arrêter de fumer n’est pas une mince affaire. En effet, la nicotine crée une dépendance aussi bien physique que mentale. L’arrêt de la consommation du tabac engendre donc des symptômes de sevrage tels qu’une humeur triste, voir dépressive, des insomnies, de l’irritabilité, de l’anxiété, des difficultés de concentration, une diminution du rythme cardiaque, une augmentation de l’appétit, une transpiration plus importante, des maux de têtes, etc. Bref, le manque de nicotine se fait ressentir.

Pour cette raison, le substitut nicotinique peut aider les personnes qui fument beaucoup ou depuis longtemps à arrêter de fumer, si elles n’y sont pas parvenues sans ces substituts. En effet, nombreux sont ceux qui y parviennent sans avoir recours à ce type de dispositif d’aide. Par ailleurs, le bon vieux bâton de réglisse, pas très sexy mais efficace, a aussi permis à de nombreux fumeurs à dire adieu à la cigarette, car il occupe les mains et la bouche, et pallie ainsi la dépendance physique.

P.S. : saviez-vous que l’utilisation d’un substitut nicotinique augmente de 50 à 70 % les chances de parvenir à arrêter de fumer ?

 

Les fausses croyances sur la nicotine
 

1.      La nicotine augmente le risque de cancer

Cette corrélation n’a pas été démontrée. Les cigarettes contiennent, cependant, plus de 4000 autres substances chimiques nocives pour la santé. Les inconvénients liés au substitut nicotinique pèsent donc moins lourd dans la balance que ceux liés à la cigarette.
 

2.      C’est la nicotine qui jaunit les doigts et les dents

Faux : c’est le goudron présent dans les cigarettes qui est responsable de cette coloration.
 

3.      Le substitut nicotinique remplace une dépendance pas une autre

Le nombre de cas d’utilisation inadéquate des substituts de la nicotine est extrêmement ténu par rapport au nombre de cas d’abus du tabac. Le risque d’utiliser les substituts actuellement disponibles à mauvais escient (hors du cadre du sevrage tabagique) est donc restreint.

Saviez-vous que l’utilisation d’un substitut de la nicotine augmente de 50 à 70 % les chances de parvenir à arrêter de fumer ?

 

Le substitut nicotinique

Ces produits contiennent de la nicotine à usage thérapeutique, qui permet de soulager les symptômes du sevrage. La diminution progressive de la dose permet de maîtriser les signes de la dépendance physique à la nicotine.

Le substitut nicotinique existe sous différentes formes : patchs, comprimés à sucer, chewing-gums, inhalateurs, ou encore, sprays buccaux. Il est primordial de choisir la dose adaptée à sa consommation de tabac et de suivre le schéma recommandé pour arrêter de fumer.

Il existe ainsi, par exemple, un schéma pour arrêter complètement de fumer en un an et 4 étapes :

  • Vous diminuez progressivement le nombre de cigarettes que vous fumez pour arriver à la moitié de ce que vous fumiez (vous vous fixez un délai de 6 semaines maximum), éventuellement à l’aide d’un substitut nicotinique par intermittence.
  • Vous continuez à diminuer (de 6 semaines à 6 mois maximum) et vous vous fixez un nouvel objectif. Vous pouvez toujours vous aider d’un substitut nicotinique par intermittence pour y parvenir, si besoin.
  • Vous arrêtez de fumer (après 9 mois maximum) et vous utilisez le substitut nicotinique si vous en ressentez le besoin.
  • Vous arrêtez le substitut nicotinique (après un an maximum), dans les 3 mois après avoir arrêté de fumer.

P.S. : saviez-vous que le substitut nicotinique (patchs et chewing-gums) figure sur la liste des médicaments indispensables de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ?

Il est évident qu’il ne faut jamais cumuler deux substituts nicotiniques, ni les associer à la consommation de tabac (les patchs, par exemple). Vous pouvez, en revanche, les alterner, à condition de respecter les dosages. Ces dispositifs sont des médicaments, lisez attentivement les instructions d’utilisation et consultez votre médecin ou pharmacien en cas d’usage prolongé.

P.S. : saviez-vous que le substitut nicotinique (patchs et chewing-gums) figure sur la liste des médicaments indispensables de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ?

 

5 conseils utiles pour arrêter de fumer

  • Ne vous découragez pas à la première faiblesse : les rechutes sont normales, le tout est de les surmonter et vous parviendrez de mieux en mieux à les éviter.
  • Identifiez la cause de votre rechute et changez le comportement ou le contexte qui vous y a conduit.
  • En cas d’utilisation d’un substitut nicotinique, respectez bien les instructions d’utilisation. Ne fumez jamais lorsque vous portez un patch : les conséquences pourraient être graves.
  • Jetez toutes vos cigarettes, vos briquets et vos cendriers.
  • Rappelez-vous constamment que vous êtes capable d’y arriver et pensez constamment aux nombreux avantages !

Ne vous découragez pas à la première faiblesse : les rechutes sont normales, le tout est de les surmonter et vous parviendrez de mieux en mieux à les éviter.

Si vous avez des questions, ou si vous souhaitez recevoir des conseils, n’hésitez pas à contacter votre médecin, votre pharmacien, ou votre pharmacien Viata.

Lisez aussi notre article sur les différents types de substituts nicotiniques, avec des exemples de schémas à suivre pour parvenir à arrêter de fumer, ainsi que nos 10 conseils pour vous aider à arrêter de fumer, mais aussi pour ne pas retoucher à la cigarettetout ce que vous devez savoir sur la nicotine et enfin, nos explications sur la cigarette électronique.